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 Meurtres à la Police

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eoliane
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MessageSujet: Meurtres à la Police   Mar 16 Avr 2013 - 18:39

Meurtres à la police Municipale

Prologue



La nuit tombait sur la ville enneigée, un froid à vous glacer le sang envahissait les rues, ce qui n'incitait personne à sortir, la neige tombant à gros flocons. Dans la pénombre d'un porche, il attendait les mains enfouies dans sa grosse veste noire, encapuchonné d'une cagoule de même couleur, ses yeux sombres guettant sa proie, elle faisait partie de ceux qui l'avaient humilié, et tenait à la punir. Trépignant d'impatience et de froid, il se délectait du mal qu'il allait faire, il avait décidé plus jamais d'humiliation, ils allaient payer leurs fautes.
Pendant des années, il avait attendu son heure, et celle-ci était venue, il avait concocté plusieurs scénarios dans sa tête, de quelle façon il allait agir. Pour lui il devait être insoupçonnable aux yeux du monde, sa proie serait surpris de le voir, il voulait lire dans ses yeux la peur, rendre ce qui que lui, avait vécu toutes ces années, ne montrant rien gardant cette colère enfoui au fond de lui-même, quelle délectation se serait, il en tremblait de plaisir.
Sachant à quelle heure elle quittait son service, étant déjà dans la place, il avait eu accès facilement à son planning, comment pourrait-t-elle deviner ce qui allait lui arriver!

Anne venait de quitter son service et appréhendait de sortir par ce froid, bloquée par la neige dans la journée, elle et ses collègues n'avaient pu bouger du poste, et apparemment cela devait durer. Elle avait téléphoné à son mari afin qu'il ne s 'inquiète pas et qu'elle arriverait encore une fois en retard, la journée avait été longue et elle ne pensait qu'à une seule chose retrouver la chaleur de son foyer. Rien qu'à la pensée du regard de son petit garçon souriant à son arrivée, elle commençait à se réchauffer. Soupirant, elle mit un pas dehors, elle avait enfilé le matin même avant de partir, un gros parka muni d'une doublure polaire ainsi qu'un bonnet et des gants. Avançant à petits pas sur la neige, elle ne pensait qu'à une chose, pourvu que les routes soient dégagées afin de pouvoir rouler car elle habitait en dehors de la ville et avait quelques kilomètres à faire. La neige ne cessait pas de tomber, étouffant les bruits de la ville. Elle n'entendait que le crissement de la neige sous ses pas et se disait que peut-être demain matin elle ne viendrait pas travailler si celle-ci s'entêtait à tomber toute la nuit.
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas la masse sombre fondre sur elle tel un vautour, elle étouffa un hoquet de surprise, une main s'abattant sur sa bouche, l'entraînant dans la pénombre du parking, elle se débattit mais son agresseur était plus fort. La jetant à terre, il la maintint de force allonger sans défaire sa main, puis fouillant dans sa poche, il sortit un foulard et lui mit dans sa bouche, une lueur démente traversait son regard, il avait enfin sa proie à sa merci et ce n'était que le début d'un longue série. Il jouissait de lire sur son visage la peur et cette incompréhension dans son regard puis il se mit à lui parler.
-Enfin, ma colombe, te voilà à ma merci, cela fait tant d'années que j'attends ma vengeance, toi et les tiens allaient payer les humiliations que vous m'avez faîtes dit-il tout en enlevant sa cagoule.
Un frisson d'effroi traversa le regard d'Anne, en reconnaissant son agresseur mais elle ne comprenait pas pourquoi celui-ci lui voulait du mal.
- Il est tant pour toi de partir jolie Anne, de te repentir, puis sortant de sa veste un couteau, il lui planta dans son cou.
Le corps d'Anne fut parcourue de soubresauts et s'immobilisa sur ses yeux grands ouverts emplis d'interrogations. Regardant autour de lui, il déposa une fleur rose et partit le coeur réjoui.


Chapître1



Le jour venait à peine se lever et le commissaire Marc Callas,de la brigade criminelle entra dans l'hôtel de police maudissant ce temps, âgé d'une cinquantaine d'années et très bourru, il se disait qu'il se faisait vieux et aurait préféré rester au chaud chez lui.
-Vraiment ce n'est pas un temps à mettre un chien dehors bougonna-t-il en se tournant vers l'agent de police d'accueil qui se mit à rire, le caractère de celui-ci était devenu un sujet de plaisanterie pour eux et ses collègues l'avaient baptisé "grincheux».
- Eh oui, Mr le commissaire, c'est l'hiver et il n'est pas fini malheureusement.
Celui-ci prit les escaliers tout en maugréant
- Ah ces jeunes n'ont pas froid aux yeux se disait-il tout en pensant à l'enquête qui l'avait fait sortir de chez lui de si bonne heure.
Il avait reçu un appel de son supérieur hiérarchique qui lui avait demandé de s'occuper personnellement de cette affaire, d'après le ton, il avait compris que celle-ci était grave et demander de la discrétion surtout auprès des journalistes.
-bonjour commissaire, lança une voix joyeuse derrière lui, il se retourna.
Debout, devant les escaliers se tenait sa jeune collègue Maryan, le sourire aux lèvres, âgée de vingt cinq ans, élève sortie première de sa promotion, elle était blonde avec des yeux bleus ou on pouvait se perdre, de nature très franche, elle était aimée de ses collègues toujours prête à rire et à les aider en cas de besoin. Callas l'appréciait beaucoup ainsi que de travailler avec elle, vive d'esprit, ils avaient mené bon nombre d'enquêtes ensemble.
- Bonjour Maryan, content de vous voir, justement j’allais vous appeler au sujet d’une enquête mandé par le procureur, apparemment cela à l’air d’être urgent.
- Je suis au courant, lui répondit-elle, j’ai reçu un appel afin de me rendre directement au commissariat pour vous emmener sur les lieux, mais je n’en sais pas plus. Le procureur nous attend sur place ainsi que l’équipe scientifique.
Le commissaire haussa les épaules en maugréant, si le procureur se déplaçait lui-même, c’était que l’enquête devait être de la plus grande importance. Il suivit sa collègue tout en pestant, même pas le temps de prendre un café bien chaud avant de partir.
- Je me demande de quoi il retourne chef ! lui dit Maryan en ouvrant la porte de la voiture de fonction, surtout que d’après les collègues la nuit était calme. Avec cette neige qui persiste depuis un mois ainsi que ce froid, les gens sont cantonnés chez eux.
- Je n’en sais pas plus ma jeune amie, nous verrons bien, ou doit-on se rendre ?
- Près du parking souterrain du palais de justice selon les instructions que l’on m’a donné, vraiment quel mystère !!!
En effet, jusqu’ici Callas menait ses enquêtes lui-même sans avoir recours auprès de ses supérieurs hiérarchiques et se demandait pour quelle raison celle-ci devenait spéciale.
- Franchement, ce n’est pas possible de nous demander de rouler par ce temps, rouspèta Maryan,, heureusement que le service de déneigement est passé, sans cela on mettrait un temps fou à conduire.
Le commissaire hocha la tête regardant par la fenêtre passagère de la voiture, depuis un mois, le Nord de la France était touché par des tempêtes de neige alors qu’on était au mois d’Avril et que le printemps arrivait bientôt. Les températures étaient descendus au dessous de moins zéro degrés et avait du mal à remonter, la neige tombait toujours aussi fort et l’économie de la région tournait au ralenti. Cela expliquait le peu de monde qui marchait dans les rues d’Amiens, les gens ne sortant que par nécessité. Arrivé derrière le palais de justice, le commissaire vit que la rue était bloqué par un fourgon de police. Montrant sa plaque, ceux-ci le laissèrent entrer. Emmitouflés dans de gros anoraks, les collègues de la police scientifique le saluèrent dès sa sortie du véhicule.
- Eh bien, messieurs pourquoi un tel déploiement de force dit-il en se tournant vers celui qui dirigeait l’équipe.
- Comme vous, nous n’en savons pas plus, nous avons eu ordre de dire si jamais des journalistes viendraient à arriver que ceci soit un exercice.
A ces mots, le commissaire se demanda si Mr le procureur ne se moquait pas de lui, il n’avait jamais entendu autant d’inepties, comment pouvait-il le faire se déplacer sachant que d’autres affaires le préoccupait déjà.
- Ne vous inquiétez pas, monsieur le commissaire fit une voix derrière lui, se retournant, Callas vit le procureur se dresser devant lui, je ne veux pas de journalistes venant fouiner tout simplement car si je vous ai fait venir, c'est que l'affaire est sérieuse veuillez me suivre s’il vous plaît.
Callas et Maryan se regardèrent préoccupés, pas de journalistes surtout, cela voulait dire que le problème était grave et devait toucher quelqu’un d’important.
- Sachez Monsieur le Procureur, dit le commissaire que vous pouvez compter sur ma discrétion ainsi que celui de ma collègue. Mais pouvez-vous me dire pourquoi autant de mystère ?
- L’affaire se peut-être grave, à vous de juger, mais jusqu’ici nous nous en avons jamais eu de ce genre et je crains que celle-ci prenne des proportions énormes surtout quand elle touche notre corporation. Ce matin, très tôt le gardien du parking a trouvé le corps d’une jeune femme, celui-ci a fait appel à la police municipale qui a contacté la police nationale. Puis les gardiens de la municipale ont identifié immédiatement la victime étant donné qu’elle travaillait dans le même service qu’eux. Je peux vous dire que celui-ci est hors du commun, vu la gravité du meurtre.
Vous savez qu’en ce moment, les journalistes mènent une guerre ouverte contre la police du Maire vu les derniers sondages menaient auprès de la population. Ce n’est pas le moment de raviver les plaies.
Tout en parlant, ils arrivèrent devant le porche qui menait au parking souterrain, devant celle-ci se trouvait le corps d’une femme allongée sur le béton gelé, bleuie de froid, un foulard à l’intérieur de la bouche et une rose qui s’était fanée dû à la température glaciale, une mare de sang gelé à hauteur de son cou.
- Bon sang, s’exclama Callas en s’agenouillant devant le cadavre, pauvre petite, vu les yeux ouverts, elle a dû être surpris de voir son agresseur. Qu’en pensez-vous Maryan en se tournant vers sa jeune collègue
Maryan se pencha sur le corps tout en regardant autour d’elle, ce qui l’intriguait le plus était la rose posée sur la poitrine, peut-être un amoureux éconduit, mais elle avait remarqué l’alliance de la jeune femme à l’annulaire donc cela ne pouvait être quoique dans le monde d’aujourd’hui, il était tellement courant de commettre un adultère que cela ne l’étonnait pas.
-A vrai dire, je le pense aussi, à mon idée, le meurtrier à du la suivre ou alors l’attendait. J’ai appris que certains de nos collègues ont dû dormir pendant plusieurs jours sur leur lieu de travail vu les circonstances météorologiques de ces derniers temps, surtout ceux qui habitent en dehors d’Amiens, étant donné les routes impraticables. Ce qui m’intrigue le plus, c’est la présence de cette rose, elle me fait penser à un amoureux éconduit, étant donné que celle-ci est de couleur rouge qui plus est.
- Effectivement cela m’intrigue aussi rétorqua le commissaire, Mr le Procureur , vous nous avez dit qu’elle faisait partie de la Municipale, serait-il possible d’avoir son identification afin de pouvoir contacter ses supérieurs et de prendre les renseignements nécessaires.
Nous allons laisser place à l’équipe scientifique afin qu’ils emmènent le corps le plus vite possible.
Callas et Maryan remontèrent l’escalier qui menait à l’air libre, là attendaient plusieurs gardiens de la municipale qui avaient été appelés à la découverte du corps de leur collègue, leurs visages reflétaient une tristesse et une colère montante, depuis plusieurs jours. Grâce à leur Maire, leur réputation avait été mise à mal et devenait de plus en plus tangente, suite aux nombreuses plaintes émises par la population, qui leur reprochait de ne pouvoir les aider. La municipalité gardant le silence, la presse s’était empressé de les assommer à coups d’articles grinçants. Accusant la mairie d’abandonner les amiénois à leur triste sort, la police municipale avait reçu l’ordre de ne pas sortir afin d’économiser sur le budget essence et autres.
Leurs collègues de la Nationale avaient pris le relais, établissant une aide auprès des administrés, ceux-ci comprenant bien qu’ils n’étaient pas en mesure de prendre tout à leur charge.
Et le coup du sort avait frappé une des leurs en supplément.
-Bonjour Messieurs, tendant la main à ses collègues de la municipale, commissaire Callas et ma collègue Maryan Allau, d’après le procureur, vous avez identifié votre collègue. Pouvez-vous nous en dire plus si cela est possible, je comprends que vous ayez reçu un choc et que vous ne soyez pas en mesure de répondre à nos questions. Mais plus vite nous aurons nos réponses, plus vite l’enquête avancera.
-Bonjour Mr le Commissaire, fit le plus âgé d'entre eux, je suis le chef de police Philippe Monier, responsable du poste Centre, nous sommes sous le choc et anéanti par la perte de notre jeune collègue. Elle s'appelle Anne, Anne Froment. elle a quitté son service hier soir et..
Le chef de police se tut, incapable de continuer sous le coup de l'émotion la jeune Anne était une collègue appréciée toujours prêt à rendre service aux autres et comme lui et ceux qui travaillaient avec elle, il ne comprenait pas pourquoi on l'avait assassiné.
-Excusez-moi Mr le commissaire, vous devez comprendre notre émotion à tous, murmura-t-il en s'éclaircissant la voix.
- Nous vous comprenons, rétorqua d'une voix douce Maryan, il n'est jamais facile de perdre un collègue et nous comprendrions que vous et votre unité ne veuillent répondre à nos questions maintenant.
Le chef de police hocha la tête, mais il se devait de répondre au commissaire afin de pouvoir rassurer son unité et en référer à ses supérieurs hiérarchiques.
-Voilà ce que je vous propose fit Callas, le mieux est d'aller directement au poste Central, afin déjà de nous mettre au chaud, ensuite en collaboration avec le procureur et vos supérieurs, nous pourrons répondre aux questions et réponses qui sont en attente.
Un murmure de colère s'éleva au moment ou la police scientifique apparut avec le corps de la jeune femme allongée sur un brancard recouvert d'un drap blanc, l'émotion se lisait sur tous les visages et le commissaire regarda attentivement la foule de gardiens ainsi que les ASVP présents. Ils pouvaient lire sur leurs visages la peine et la douleur, sans nul doute, la petite Anne devait être très apprécié par ses collègues. Habitué par son métier à guetter la moindre émotion d'un individu, il pouvait dire que la colère ainsi que l'émotion était présent.
En se tournant vers Maryan, il vit que celle-ci avait les larmes aux yeux, il se doutait bien qu'elle ferait tout pour l'aider à retrouver son meurtrier.
Décidément pensa-t-il, le meurtrier avait bien choisi le moment, avec la population, ainsi que la municipale en colère, l'affaire serait difficile et risquait d'être corser, espérons que celui-ci ne fasse pas d'autres meurtres.
IL fit signe au chef de police qu'il se rendait au Central en espérant un café bien chaud car le froid et tous ceux-ci l'avaient mis de fort mauvaise humeur.
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jeancharles
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MessageSujet: Re: Meurtres à la Police   Mer 17 Avr 2013 - 12:45

superbe continue comme sa
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Petite flamme.
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MessageSujet: Re: Meurtres à la Police   Mer 17 Avr 2013 - 12:59

jean charles a raison c'est super beau mais il faudrait que tu fasses des phrases plus courtes en mettant des points là ou tu mets trop de virgule mais sinon à part ca, ca donne envie de lire la suite crois moi reprends ton texte et met met un peu plus de phrases plus courtes et moins de virgules c'est super à quand la suite lol
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Myrrha-El
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MessageSujet: Re: Meurtres à la Police   Mer 17 Avr 2013 - 16:05

Je ne suis pas très branchée "polar" et j'avoue que je n'accroche pas.
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MessageSujet: Re: Meurtres à la Police   

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