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 Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)

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MessageSujet: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 13:00

Le cadeau d’anniversaire

Bling ! Splatch ! Blunk ! Shtoc !
Au premier bruit, le frère a roulé sur le côté, s’est laissé tomber et a filé sous le lit. Au second, la sœur s’est enfermée dans les toilettes. Au troisième il s’est levé. Au quatrième il attend les coups.
Le scénario se répète inlassable, immuable depuis bientôt cinq ans. Six ans que la mine a fermé. Six ans que la direction a promis de recaser les mineurs. Cinq ans que rien ne bouge si ce n’est pour aller au café boire, boire et encore boire. Boire pour oublier qu’il avait misé sur la mine pour que son petit commerce marche bien. Seulement voilà, la mine a fermé. Les clients ne sont pas venus. Les dettes se sont accumulées. Les huissiers sont venus. Ils ont tout saisi : marchandises, matériel, voiture, meubles, maison. Tout ! Ils se sont retrouvés à la rue avec juste ce qu’ils avaient sur le dos. Un oncle les a hébergés un moment, jusqu’à ce qu’il retrouve un emploi. Mais quand on a retiré les charges et les saisies, il ne reste plus grande chose pour faire des projets d’avenir. Et il y en a pour vingt ans !

Vingt ans de travaux forcés sans avoir enfreint la loi ! Vingt ans de privations, de rêves au rencart, c’est dur à digérer. Alors il boit pour faire passer la pilule. Mais au bout d’un an de beuveries, cela n’a plus suffit. Il lui fallait quelque chose pour défouler sa colère. Alors il a commencé à se battre. D’abord au café, ensuite dans la rue et pour finir chez lui. Là, il était certain de gagner.
L’engrenage était lancé. Ils n’avaient plus qu’à subir.
Comme tous les jours il se levait, donnait ses ordres, et partait boire. Comme tous les jours il revenait ivre, trouvait un prétexte et frappait celui qui se trouvait le plus à portée.
Au début ce fut la mère. Pour un oui, pour un non, parce que le repas n’était pas sur la table. Parce qu’il était trop cuit d’avoir dû le maintenir chaud trop longtemps. Parce qu’il était trop ou pas assez salé, trop ou pas assez poivré, trop ou pas assez….

Jusqu’au jour où, un coup provoqua une mauvaise chute et on dû hospitaliser maman. Ce fut alors au tour de la grande sœur, douze ans, d’assumer la charge de la famille……..Et de recevoir les coups. Quand maman sortit de l’hôpital, ils eurent droit au repentir, aux excuses, aux promesses………..Deux semaines d’accalmie, d’une vie de famille à peu près normale si on excepte que tout le monde s’attendait à recevoir une torgnole à tout bout de champ. Puis ce fut le championnat et avec lui, le club. Et avec le club, les amis et avec les amis, les beuveries reprirent……Et les coups aussi ! Un jour, il doit y avoir trois ou quatre ans, alors qu’il tabassait maman pour avoir laissé traîner un torchon dans l’entrée et avoir failli tomber, est survenu, tout à fait à l’improviste, l’oncle ! Deux mètres dix, cent-trente kilos de muscles et un sens de la famille diamétralement opposé au père. À la vue des ecchymoses, malgré les suppliques de maman disant qu’il fallait l’excuser, il flanqua au tortionnaire une de ces corrections que si ce dernier l’avait oubliée, était restée gravée dans la mémoire des enfants comme le jour de la libération était marqué dans la mémoire d’un ancien combattant. La correction reçue n’avait fait que changer la cible. L’épouse était la compagne. Elle avait droit au respect. Soit ! Mais les enfants, il était en droit de les corriger pour les instruire. Naïvement, l’oncle pensa que vu la taille et l’âge, la correction serait proportionnelle. Après tout, lui aussi refilait une baffe de temps en temps aux siens lorsqu’ils dépassaient les bornes.

C’est ainsi que le scénario se mit en place ! Dés que la voix commençait à monter, le frère allait se cacher sous le lit. La sœur s’enfermait aux toilettes. La mère allait s’asseoir dans un coin de la cuisine, demandant qu’il se calme. Et l’aîné ramassait les coups. La mère suppliait qu’il arrête. Et lui recevait les coups. Coups de poing, coups de pieds, baguette, ceinture ou tout ce qui pouvait être contondant qui lui tombât à portée de main : manche de brosse, tisonnier, cuillère en bois ou cuivre… C’est ainsi qu’il apprit qu’on s’habitue à tout. Au début, il souffrait le martyre, criait, pleurait, implorait, suppliait. Mais rien n’y faisait, bien au contraire. On eut dit que plus il souffrait et plus le tortionnaire prenait plaisir à frapper. Alors il décida de ne plus lui donner ce plaisir. Il se fit violence, contracta les muscles, mordit sa langue à sang et, quoi qu’il subît, pas un mot, pas une plainte, pas un souffle ne traversa ses lèvres. La « punition » dura trois heures ! Trois heures pendant lesquelles il pria ce Dieu qu’on dit d’amour. Trois heures pendant lesquelles il le supplia de mettre un terme à cette torture. Il le pria dans toutes les langues et dialectes qu’il connaissait : latin, slave, italien, espagnol mais apparemment ce Dieu qu’on dit omniscient n’en connaissait aucune car les coups continuèrent de pleuvoir jusqu’à ce que le bourreau soit trop fatigué pour lever le bras et qu’il aille s’effondre dans le divan en grommelant des menaces pour la prochaine fois.

Ses bras, ses jambes, son dos n’étaient plus qu’une plaie noirâtre, sanguinolente. La mère hurlait qu’il allait finir par le tuer mais le tourmenteur ne l’écoutait pas. Tout au plus il agitait une main, comme pour chasser une mouche. La sœur était sortie de sa cachette et avec mille précautions essayait de retirer la chemise ensanglantée. Chaque geste le faisait souffrir à hurler mais il serra les dents et arracha la chemise…Ainsi qu’une partie du dos qui était collé dessus. La douleur lui fit tourner de l’œil et tout devint noir.

Quand il ouvrit ce qu’il put de ses yeux tuméfiés, il était dans une chambre d’hôpital et le sadique expliquait à un médecin au regard soupçonneux et sceptique que cela avait été provoqué par un accident dû à un jeu stupide et dangereux. Et d’exhiber frère et sœur pour prouver sa bonne foi. Pommades, remèdes, pansements et une solide constitution le remirent sur pieds dans la semaine. Il avait encore mal partout mais chaque jour qu’il passait à l’hôpital augmentait les risques que ce boucher s’en prenne aux autres. Pendant cette semaine de « vacances », il avait ourdi un plan. Un plan qui allait le faire souffrir mais qui, il l’espérait, mettrait fin à ce cauchemar. Il savait maintenant que le remord ne dure pas plus d’une semaine, deux tout au plus. Il n’avait donc pas de temps à perdre. Dés qu’il fut rentré à la maison, il fila au « cercle », lieu de rendez-vous des « mosquitos » les mauvais garçons du coin. Avec un aplomb digne d’un sénateur mentant à l’assemblée, il se dirigea droit sur la « reine ». L’enlaça et, sous les yeux ébahis du caïd, l’embrassa pour la quitter aussitôt non sans avoir au préalable caressé ses fesses. La gifle qu’elle lui destinait, le rata de peu mais la bande venait à la rescousse de l’honneur bafoué de son chef.

Tout en essayant de parer ou d’esquiver les coups, qu’il se surprit à estimer selon leur impact, il se disait que cette bande avait une drôle de conception de l’honneur. Car, après tout, si quelqu’un avait à se plaindre, c’était à la « reine » de le faire. Tout caïd qu’il était, même le chef n’avait osé lui caresser le postérieur en public. Cette pensée le fit sourire. Et ce sourire fut pris pour un défi. Désormais, c’est sûr, lui et les « mosquitos » sont ennemis jurés. Ce jour-là il tint une demi-heure avant de se faire éjecter. Il avait mal partout……..Mais moins que lorsque son père le corrigeait. Même son nez coulait moins ! Il s’en retournait chez lui satisfait lorsqu’une voiture pila net l’obligeant à s’arrêter. Comme un diable bondissant de sa boîte, un homme lui sauta pratiquement dessus. Il lui fallu quelques secondes pour reconnaître le médecin qui l’avait soigné :
- C’est ton père qui t’arrange ainsi, n’est-ce pas ?
- Non, j’ai eu une altercation avec le groupe de motards du cercle….
- Ah oui ? À quel sujet ?
- Ça ne vous regarde pas, mais je vais vous le dire quand même : Leur chef m’a soufflé ma petite amie et j’ai voulu la récupérer.
Le médecin n’était visiblement pas convaincu mais ne pouvait rien faire de plus que de le soigner sommairement et de lui conseiller de passer une visite médicale. Les jours qui suivirent, à quelques détails près, furent semblables. Provocation, coups, éjection. Ce qui changeait notablement était le temps qu’il pouvait encaisser les coups.

Au bout d’une semaine, il pouvait résister plus de deux heures et il réussit même l’exploit de ne pas saigner du nez. Devant sa ténacité, et surtout perplexe qu’un gars vienne se faire démolir sans rendre un coup, le chef prit la décision de contrer la provocation suivante en réclamant une explication. Suite à sa promesse solennelle de ne pas divulguer le secret, il lui raconta toute l’histoire. Le chapelet de noms d’oiseaux dont le caïd gratifia son géniteur le fit sourire, il en avait de bien pires. Suite à la conversation, le meneur rassembla la bande et annonça :
- À partir d’aujourd’hui, « punching-ball » fait partie du groupe !
Après un instant d’hésitation, tous applaudirent, sifflèrent, crièrent leur enthousiasme.

La « reine » marcha droit sur lui, le regarda dans les yeux et lui envoya un direct qui lui fit plus de mal à l’égo qu’au physique puis, sans transition, elle lui colla ce qu’il nomma « un baiser à réveiller un mort » avant de tourner les talons et de se fondre dans le groupe. Pas de doutes, cette nana gagnait à être connue ! Une autre semaine s’écoula paisible. Les membres de la bande rivalisaient pour lui apprendre les rudiments du judo, du karaté, de la boxe, de la capoeira. Il n’était pas doué pour donner des coups mais il faisait d’énormes progrès à savoir les éviter. Et vint le jour « j » ! L’annuelle braderie de la commune avec son cortège de sympathisants faisant tout le tour des chapelles. Comme de bien entendu, le pochard en faisait partie. La beuverie se prolongea tard dans la nuit et c’est au petit matin que le soûlard rentra à la maison.
Lui, il regarde pensif un petit tableau représentant une petite maison dans un coin de verdure. En guise d’arc-en-ciel, gravés en bleu brillant bordé d’argent, avec des notes de musique dorées, ces deux simples mots : Domicile adoré.
- Domicile adoré, sur mon dos son marquées les notes musicales de ma vie familiale. Pense-t-il.

Le bruit de la porte d’entrée a fait dresser toutes les oreilles. On écoute. On interprète les bruits.
C’est aujourd’hui son anniversaire. Un jour comme un autre. Peut-être que quelqu’un se souviendra de le lui souhaiter. Il ne s’attend pas à un cadeau, ni même à un gâteau. Le peu qu’ils ont passe en boisson pour l’ivrogne.

Bling ! Splatch ! Blunk ! Shtoc !
Au premier bruit, le frère a roulé sur le côté, s’est laissé tomber et a filé sous le lit. Au second, la sœur s’est enfermée dans les toilettes. Au troisième il s’est levé. Au quatrième il attend les coups.
Le scénario se répète inlassable, immuable depuis bientôt cinq ans. Mais aujourd’hui il a décidé d’y mettre un terme. Aujourd’hui, il est prêt à affronter la brute. Il fredonne tout bas :
- Domicile adoré, sur mon dos son marquées les notes musicales de ma vie familiale.
Les pas se rapprochent. La porte s’ouvre violemment ! Le tortionnaire dégoupille déjà sa ceinture de ses œillères. Une grosse ceinture en cuir qu’il a garnie de clous d’acier pour que la douleur soit plus marquée. Ils lui ont déjà valu une cassure de l’omoplate et deux, trois côtes brisées : trop lent à réagir, pas assez synchrone…

Clac ! Drum !
Il imagine son frère sous le lit mouillant, comme à son habitude son pantalon. Son regard se fait froid. Se muscles se tendent. Trois ! Il doit tenir debout trois rounds d’une heure ! Tenir debout ! Trois rounds. Plus rien d’autre ne compte.
Il saute, s’abaisse, esquive, pare, détourne, se soustrait, évite. Le porc s’essouffle à le poursuivre. Enrage de ne pas l’atteindre. En devient rouge pivoine. Il marque une pause, reprend son souffle, l’insulte, le menace. « Trois rounds, tenir debout trois rounds » Et le cirque reprend. Le sadique essaie de le bloquer avec table et chaises mais il déjoue le piège, s’échappe, s’évade, tourne autour du tourmenteur.
Sa respiration devient rauque, ses gestes imprécis. Il commence à fouetter l’air. « Trois rounds, tenir debout trois rounds » il a les jambes en coton, les tempes en feu, le dos en sang mais est toujours aussi décidé à tenir jusqu’au bout.
Le rythme des coups diminue et la crapule s’essouffle en un chapelet d’insultes. Son regard fait le tour de la pièce mais il a pris bien soin de ne pas lui laisser d’autres armes à portée de main. On dirait que ce salaud a deviné son but. Ses attaques visent les jambes.
- Merci pour tes leçons, Miguel ! Dit-il mentalement en esquivant.

Il n’en a plus pour longtemps. La baleine titube sur ses bases. « Tenir, tenir encore un peu. Rester debout ! Je dois rester debout ! » Mais un coup l’atteint au genou l’obligeant à se réceptionner avec les mains. La raclure en profite pour rassembler ses forces et, mettant tout son poids dans l’acte, le frappe à la tête. La douleur en une myriade d’étincelles rouges et noires se propage dans tout le corps le secouant comme feuille au vent. Puis le blanc, cotonneux au travers duquel, lointaine, lui parvient une voix confuse et des rires. Il voudrait bouger mais aucun de ses muscles ne répond. La voix se rapproche, se fait plus distincte. « Trois rounds, tenir debout trois rounds »
Une larme coule sur sa joue. C’est pas juste ! Si près du but !
La voix se fait insistante, tonitruante « Trois rounds, tenir debout trois rounds, tenir debout, tenir debout, tenir debout… »

Il ne saura jamais d’où lui est venue la force de se lever. Il ne saura jamais d’où lui est venue la force de marcher. Mais il sait que ce qui l’a fait avancer, attraper ce vaurien, lever ses cent kilos de graisse adipeuse et le coller au mur fut une rage dont même lui ne se sentait capable de ressentir. Sous le choc au mur et la chute consécutive, le poivrot devait compter pas moins de six fractures.
Peut-être que Dieu existe après tout car seule une force et une volonté supérieure ont pu l’empêcher ce jour-là de tuer.
C’était le jour de son seizième anniversaire et le destin lui faisait le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire : La délivrance de son cauchemar.

Vae-primat-Hami
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marie
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 14:20

ça fait froid dans le dos ....


Bonjour vaé , je suis heureuse de te revoir Smile


Marie
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Vae-primat
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 14:35

N'est-ce pas ?

Heureux de te retrouver
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Melany
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 15:12

Bon et bien si ça fait froid dans le dos, je ne préfère pas lire pour l'instant ...

Je n'ai pas envie de faire des cauchemards cette nuit.


Mais je suis super contente de te retrouver Vaé !

J'espère que tu vas bien.



Mélany
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 15:19

Melany a écrit:
Bon et bien si ça fait froid dans le dos, je ne préfère pas lire pour l'instant ...

Je n'ai pas envie de faire des cauchemards cette nuit.


Mais je suis super contente de te retrouver Vaé !

J'espère que tu vas bien.



Mélany
Tout dépend de ce qui te fait cauchemarder
Á mon avis, l'heure de lecture a peu d'incidence
Matin ou soir = Si tu es sensible = tu cauchemarderas Twisted Evil

Ça va, je recupère
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Melany
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 17:14

Oh oui, je suis hyper sensible !!


Ce qui me fait cauchemarder ?

Heu, voyons ...

Surtout les gros bobos qui saignent de partout ...



C'est pour cela que je préfère ne pas lire ton écrit pour l'instant ... et je vais sagement attendre mes 16 ans ( au moins ).

Au cas où ...


Bisous Vae, et bon week-end !



Mélany
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chriss
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 18:46


Quand tu penses que ton histoire reflète une réalité dans certaines
familles

L"alcool , la misère peut vous changer un bon père de famille en un tortionnaire

Ton histoire est très dur a lire , elle fait très mal

Je ne te connais pas , mais quel souffrance dans ce récit

âmes sensible s'abstenir de le lire
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Melany
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 19:20

pale Je crois que je vais finalment attendre mes 18 ans !
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chriss
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 19:39


Oui Mélany tu as raison d'attendre

Je te le confirme

bisous
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 20:03

Melany a écrit:
Oh oui, je suis hyper sensible !!


Ce qui me fait cauchemarder ?

Heu, voyons ...

Surtout les gros bobos qui saignent de partout ...



C'est pour cela que je préfère ne pas lire ton écrit pour l'instant ... et je vais sagement attendre mes 16 ans ( au moins ).

Au cas où ...


Bisous Vae, et bon week-end !



Mélany
Hum, vu le sujet, attends plutôt dix-huit
C'est de très gros bobos qui saignent de patout partout =>Surtout si tu as une bonne imagination Wink

Un bon week-end à toi
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Ven 3 Sep 2010 - 20:05

chriss a écrit:

Quand tu penses que ton histoire reflète une réalité dans certaines
familles

L"alcool , la misère peut vous changer un bon père de famille en un tortionnaire

Ton histoire est très dur a lire , elle fait très mal

Je ne te connais pas , mais quel souffrance dans ce récit

âmes sensible s'abstenir de le lire
Je vais en poster un beaucoup "plus doux", du moins je pense :ouf:
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Sam 4 Sep 2010 - 1:10

Bonjour, heureux de faire connaissance

"Instants d'une vie" : s'agit-il d'un épisode isolé ou y aura-t-il une suite ? Y a-t-il un rapport avec l'autre récit "un nouveau jour commence". En tout cas, ça ne se ressemble pas et je n'ai pas vu le lien...

J'ai vu la description clinique d'une brutalité extrême. Au départ, il m'avait semblé lire l'introduction à une histoire ou à un drame qui deviendraient la trame principale. La correction du père indigne m'a surpris par sa brièveté, prévisible mais comme escamotée. J'en attendais donc naïvement la suite.

Si je peux me permettre : j'aurais apprécié autant avec moins de sang et de coups ; les méandres intérieures d'un adolescent au paroxysme de la souffrance sont tout aussi captivants.

Il n'est pas exclus que la maltraitance ordinaire, tout aussi destructrice, peut emprunter des voies encore plus insidieuses ou perverses.La violence y a sa part, mais elle agit surtout sur le mental, sur la faiblesse, la peur et la dépendance. Moins spectaculaire, elle peut alors s'exercer en toute discrétion. Malheureusement, les victimes dépendantes réagissent rarement et se révoltent encore moins.

Un récit vigoureux et réaliste comme un reportage, que les âmes délicates liront selon leur sensibilité. Sans suite, je suis un peu resté sur ma faim.
Le style est vif et rapide : il invite le lecteur à poursuivre, pris par l'action.
Merci Vae-Primat, j'espère qu'il ne s'agit pas d'une histoire vécue...

:cimer:
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Sam 4 Sep 2010 - 5:28

Vachemine a écrit:
Bonjour, heureux de faire connaissance

"Instants d'une vie" : s'agit-il d'un épisode isolé ou y aura-t-il une suite ? Y a-t-il un rapport avec l'autre récit "un nouveau jour commence". En tout cas, ça ne se ressemble pas et je n'ai pas vu le lien...

J'ai vu la description clinique d'une brutalité extrême. Au départ, il m'avait semblé lire l'introduction à une histoire ou à un drame qui deviendraient la trame principale. La correction du père indigne m'a surpris par sa brièveté, prévisible mais comme escamotée. J'en attendais donc naïvement la suite.

Si je peux me permettre : j'aurais apprécié autant avec moins de sang et de coups ; les méandres intérieures d'un adolescent au paroxysme de la souffrance sont tout aussi captivants.

Il n'est pas exclus que la maltraitance ordinaire, tout aussi destructrice, peut emprunter des voies encore plus insidieuses ou perverses.La violence y a sa part, mais elle agit surtout sur le mental, sur la faiblesse, la peur et la dépendance. Moins spectaculaire, elle peut alors s'exercer en toute discrétion. Malheureusement, les victimes dépendantes réagissent rarement et se révoltent encore moins.

Un récit vigoureux et réaliste comme un reportage, que les âmes délicates liront selon leur sensibilité. Sans suite, je suis un peu resté sur ma faim.
Le style est vif et rapide : il invite le lecteur à poursuivre, pris par l'action.
Merci Vae-Primat, j'espère qu'il ne s'agit pas d'une histoire vécue...

:cimer:
Instants de vie ce sont des épisodes indépendants, tant sur le fond que sur la forme. Ils ont parfois un lien entr'eux mais c'est un peu comme le piéton qui rencontre le même bus sur son trajet, il fait partie du décor mais n'influe pas nécessairement sur l'histoire.

Pour ce qui est du sujet, il y a plusieurs versions en chantier chacune abordant un aspect particulier de cette maltraitance.
Ici, ce qui est mis en avant c'est la brutalité physique.
Dans un autre ce sera la manipulation psychologique (l'emprise et le pouvoir)
Un autre parlera de soumission, un autre de domination.
Les instants de vie, en somme, sont des études comportamentales.

Resté sur la faim ? Pour ce qui est des suites ?
Elles sont variées selon qu'on choisisse le pardon, la réparation ou la vengeance.
Il n'est pas possible, faute de s'enfermer dans un cliché de rattacher une variante spécifique à cette sorte de violence.
Je ne sais si vous comprenez.

Pour ce qui est de la briéveté de la correction du père, je pense que vous n'avez pas saisi la portée de l'acte.
En somme ce texte, avec sa violence, ne sert qu'à demontrer qu'en abusant de son autorité et de sa force on peut obliger quelqu'un à se revolter contre cette autorité quels que soient les tabous (respect et soumission à la volonté du père, peur des représailles) qu'il faut bousculer.

Une fois la revolte accomplie, ce n'est plus une victime mais un opposant, un interlocuteur. Les rôles ne sont plus pareils.

Dans ce texte, il y a plusieurs protagonistes.
Chacun, selon son statut et sa constitution ressent cette violence différemment. Dans les instants d'une vie, je vais essayer de montrer ces différents aspects et leurs conséquences.
Ainsi que d'autres cas de figure, comme dans "Un nouveau jour commence" (pour ne pas me cantonner uniquement dans la violence. Il y a tant d'autres sentiments)

Ce n'est pas une histoire vécue mais c'est une histoire réelle

PS : Dans "un nouveau jour commence" avez-vous compris la portée de la dernière phrase (qui est aussi le titre)
Ou, plus exactement qu'en avez-vous établi comme sens ?
Merci pour la réponse qui me permettra de savoir si "j'ai atteint mon but" (si le lecteur a bien saisi mon message)
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chriss
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Sam 4 Sep 2010 - 17:03

coucou

Tu vas pas me croire et même à mon âge

Je me suis réveillé à 7h30 du matin en sursaut

le méchant avait battu la petite fille et elle avait perdu un oeil

Quel cauchemar

J' éviterai de lire tes polars du soir

Edit : je m'en doutais bien que cet histoire était réel

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Vae-primat
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Dim 5 Sep 2010 - 7:19

chriss a écrit:
coucou

Tu vas pas me croire et même à mon âge

Je me suis réveillé à 7h30 du matin en sursaut

le méchant avait battu la petite fille et elle avait perdu un oeil

Quel cauchemar

J' éviterai de lire tes polars du soir
Hum ! Ceux du matin ne sont pas mieux

Edit : je m'en doutais bien que cet histoire était réel

lol!
Pour le prochain, Twisted Evil je mettrai une pancarte jocolor
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Linda
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Lun 6 Sep 2010 - 20:49

Je suis restée accrochée à cette histoire.
Je l'ai visualisé comme un film.

Ces enfants, la mère, qui prend et ne dit rien.
Tout se passe en silence, à l'intérieur d'une maison.
Les voisins vivent leur vie, la vie continue, il y a des gens qui s'aiment, se déchirent... mais...

Il y a pire.

Et puis il y a l'aîné, qui prend, qui digère, qui serre les dents et qui se construit, petit à petit...
Deviendra-t-il à l'image du père ?
Non,
Car pour son seizième anniversaire, enfin, Dieu a entendu ses prières, il a corrigé son père... mais lui, l'aîné, n'est pas un monstre... il laisse son père en vie.


Je ne sais pas comment, j'aurais réagi dans une telle situation...
En fait, si, me connaissant, j'aurais pris la défense de ma mère et j'en serais morte...
Plus de cadeau d'anniversaire.

Tu écris très bien, mais cela, je te l'ai déjà dit.
On commence et on va jusqu'au bout.
La pression se relache un peu, dans le passage des kaïds, puis elle revient, pour la bonne cause, pour tous ceux qui rêvent d'en arriver là, rendre la monnaie à un lâche.

Je crois que je dormirais bien...
La fin m'a beaucoup plue !

Bises Vae et contente de te lire à nouveau.

Linda

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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Mar 7 Sep 2010 - 1:41

Vae-primat a écrit:
Je ne sais si vous comprenez.
.../...
avez-vous compris la portée de la dernière phrase
...qu'en avez-vous établi comme sens ?
Je ne sais pas si elle avait une portée mais je croyais savoir lire le français. S'agissait-il d'une notion si élevée qu'elle me serait intellectuellement inaccessible ?
Car si je n'ai rien compris, c'est que je n'ai probablement pas "votre" niveau ?

J'ai estimé, sûrement à tort, que les choses pouvaient être exprimées sans une description aussi crue de la violence ordinaire, sans ce côté spectaculaire, presque complaisant.
Comme je l'ai souligné, mon opinion est que la maltraitance est souvent plus insidieuse et sournoise, ce qui ajoute encore à l'horreur. L'actualité est là pour le rappeler.
Ma lecture a donc pu être différente de ce que "vous" m'expliquez si savamment.

Pour répondre à la dernière question, je n'ai pas vu de "message" significatif à proprement parler, mais une narration, talentueuse certes.
J'entends par là une signification qui échapperait à la compréhension des évènements du quotidien ; et qui serait dévoilée comme une révélation par le présent récit.

J'ai essayé de donner un avis qui n'est pas forcément dans la droite ligne des commentaires habituels et j'ai l'impression d'avoir gêné (et d'être redevenu un cancre)
Je m'en abstiendrai donc à l'avenir. "Excusez" le dérangement.
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Mar 7 Sep 2010 - 6:09

Désolé que vous le preniez ainsi. Je n'ai pas voulu mettre votre niveau en doute. Ma phrase : Je ne sais si vous comprenez ne s'adresse pas à votre niveau intellectuel mais à votre capacité à saisir qu'il n'est pas possible d'écrire une fin avec retombées multiples.
Ceci étant une nouvelle et non un rapport clinique.

Vous semblez choqué par la violence décrite, cependant, au risque de vous surprendre, dans l'échelle de la cruauté physique, je n'en suis qu'à moitié.
Le but de cet nouvelle n'est pas l'étude psychologique c'est pourquoi je n'ai pas appuyé les caractères et les pensées des personnages.

Citation :
qu'en avez-vous établi comme sens ?

Je ne sais pas si elle avait une portée mais je croyais savoir lire le français. S'agissait-il d'une notion si élevée qu'elle me serait intellectuellement inaccessible ?
Car si je n'ai rien compris, c'est que je n'ai probablement pas "votre" niveau ?
Il n'était pas question de niveau intellectuel mais de sensibilité à la lecture.
À votre reponse j'en conclus que vous ne voyez pas de quoi je voulais parler. Il me faudra donc retravailler ce texte.

Merci de votre attention
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chriss
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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Mar 7 Sep 2010 - 9:19


Coucou

Ce texte est parfait

On ressent toute la tension de la situation

Le but de l'histoire si j'ai bien compris

C'est ne plus devoir avoir peur et poser ses limites

Pour que plus jamais il ne fasse vivre cela à ses petits frères et sœurs


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MessageSujet: Re: Instants d'une vie (Le cadeau d'anniversaire)   Mar 7 Sep 2010 - 9:44

chriss a écrit:

Coucou

Ce texte est parfait

On ressent toute la tension de la situation

Le but de l'histoire si j'ai bien compris

C'est ne plus devoir avoir peur et poser ses limites

Pour que plus jamais il ne fasse vivre cela à ses petits frères et sœurs


Que plus jamais il n'ait envie de recommencer.

En fait, le plan du garçon c'était de lui rendre la monnaie de sa pièce.
Attendre qu'il soit fatigué, sans ressources et sans défense pour qu'il sache ce que c'est de subir sans pouvoir réagir.
Le coup sur la tête a failli le tuer. Ce qui s'est passé ensuite l'a été en état second =>D'où l'impression qu'un ange a dû retenir son bras car, conscient, il aurait tué de rage.
(D'où les exactions lorsqu'un peuple opprimé se libère = cela convient d'une même réaction)

Merci de ton intérêt
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