A l'ombre des mots & Les Collections Éphélides

La magie de la poésie
 
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 Soldes

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Shâhin Doshmanesh
Petite flamme.
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MessageSujet: Soldes   Jeu 16 Fév 2017 - 3:36




Tu ne peux me convaincre, et moi non plus d'ailleurs
Je ne changerai rien à tes moindres valeurs;
Tu es ce que tu es, je suis ce que je suis;
La raison du plus fort est toujours la meilleure.



Je saigne
Je saigne et je me meurs sans ne jamais mourir.
Je consomme les jours sans vouloir m'en nourrir;
Et je vomis les nuits. Exaspéré, je force
La porte de la mort sans ne pouvoir l'ouvrir.



Deus Vult !

Douce voix, calme-moi, que je respire un peu:
Dehors et dedans moi, que de sang, que de feu!
Mon vin est un poison, mon amante un fantôme.
Couché, je tombe encor : dieu le veut! dieu le veut!



Je fais des vers afin de calmer mes douleurs:
Je déverse avec l'encre hors de mon triste coeur
Mes maux dans ce cahier. Mais quand je me relis,
Je reverse en mon coeur le poison du malheur.



Quand tu ordonneras aux membres de mon corps
De témoigner chacun pour décider de mon sort,
C'est contre toi, seigneur, insane créateur,
Qu'ils témoigneront tous; et ils te donneront tort !



Le jeune homme est confiant : c'est sur le Ciel qu'il mise.
Le chemin est tracé, tout orné de balises.
Grandeur à l'horizon et splendeur au-delà.
Trahi par l'inconnu un poète agonise.



Pourquoi? Pourquoi savoir tout sur l'état du monde?
Les fléaux sont nombreux et la misère abonde.
Impuissance fatale, intentions infécondes!
Le coeur et la raison, de chagrin tous deux fondent.



D'où je viens, peu m'importe! Où je vais? Je le sais:
Le Ciel ou le néant attendent mon décès.
Peu m'importe où je vais, pourvu que je m'en aille,
Que je quitte l'enfer, le vide qui m'assaille.



Une image nouvelle éveille dans mon coeur
Un amour oublié ; et encore je meurs
D'avoir tant hésité, de n'avoir pas osé
Effleurer cette main qui tendait sa douceur.



Inutile souffrance, irrationnelle peine;
Ce n'est pas vers l'amour que tout cela me mène.
Mon coeur est le pressoir des raisins de la haine.
Quel vin coulerait donc si l'on m'ouvrait les veines?



Ni prière, ni plainte, et ni tous les je t'aime
Dont tu gaves le Ciel, ni le bien que tu sèmes
Ne rassasient sa faim, ô malheureux humain.
Car le bon dieu, vois-tu, se nourrit de blasphèmes.



Un cerveau, dites-vous? C'est une pipelette!
Le coeur?! Un chevalier qui poursuivrait sa quête?!
Le corps : une momie qui traverse des siècles.
Ton existence : un dieu qui te livre à la bête.



Je lui parle de Job, il me parle d'amour;
Oh! combien lamentable est celui qui toujours
A ce besoin de voir dans les maux qu'il endure
La main d'un Dieu qui l'aime et qu'il aime en retour.



Psaume

Heureux l'homme qui marche avec l'homme méchant
Et qui suit son conseil, sans écouter le chant
De tous ces charlatans, chantre d'un certain Dieu.
C'est du vinaigre doux; souviens-t'en en marchant.



Le temps s'écoule dans le vide
Les jours se diluent dans l'acide
La mélancolie en mon âme
Vit, sans prendre une seule ride



Cette farce ici-bas constamment me consterne;
Ma vie est chaque jour comme un drapeau en berne.
Sans nous, le monde tourne et se moque de nous.
On dirait que là-haut c'est Loki qui gouverne!



Ô douce amertume repousse,
Repousse la joie, ô ma douce;
Et repousse aussi la tristesse,
Jusqu'à ce que je disparaisse.



Je t'avais oubliée, mais voilà que ta mort
Eveille dans mon coeur des milliers de remords.
La mort t'a dans mon coeur comme ressuscitée.
Et voilà que depuis, de toi je rêve encore.



Une image remonte, un regret qui me hante;
Un souvenir de plus, du passé, qui me tente.
Si seulement ce jour revenait jusqu'à moi...
Mais il ne viendra pas. Ô mémoire indécente!


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